La Presse Pontissalienne 157 - Novembre 2012

PONTARLIER

La Presse Pontissalienne n° 157 - Novembre 2012

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DÉBAT

Restaurant municipal Les élus se mettent à table Pour les Pontissaliens, le restaurant municipal est une institution qui aujourd’hui doit évoluer pour continuer à répondre aux exigences actuelles. Un service public que majorité et opposition entendent pérenniser avec des recettes qui restent à écrire.

saveurs” note Marie-Claude Masson. “Nous aimerions que soient proposés des repas bio et issus de produits locaux” explique François Mandil, favo- rable comme Liliane Lucchesi aux filières courtes d’approvisionnement comme d’autres villes l’ont déjà fait, Lons-le-Saunier par exemple. Les élus ont donc les cartes en main pour concocter aux Pon- tissaliens un dîner presque par- fait avec des ingrédients éco- nomiques, écologiques et politiques qu’il faudra subtile- ment doser pour ne pas paraître indigeste aux uns ou aux autres. D.A.

À Pontarlier, le restaurant municipal a plusieurs cas- quettes, ou plutôt plu- sieurs toques : il assure en effet les repas des cantines scolaires pour près de 250 écoliers chaque jour, nourrit aussi les enfants des centres aérés en période de vacances, accueille au quotidien les employés municipaux ou encore les membres des clubs du 3 ème âge qui peuvent aussi opter pour le portage à domici-

pour bientôt. “Nous devons apporter les amé- liorations qu’attend la popula- tion, explorer l’existant et réflé- chir au fonctionnement, à la technique, aux locaux, à la dis- tribution, au contenu des assiettes et bien sûr au mode de gestion” confie la 1 ère adjointe Marie-Claude Masson. Menu copieux que partageront les élus écologistes et socialistes qui seront autour de la table. “Notre préférence va bien entendu vers la régie directe comme pour l’eau ou les pompes funèbres mais la question essentielle est celle de la qualité du service qui à ce jour n’est pas au rendez-vous” explique François Mandil, conseiller municipal du grou- pe écologiste. Propos appuyés par la socialiste Liliane Luc- chesi : “Il faut envisager le conte- nu des assiettes avec une triple exigence : respect de la régle- mentation sanitaire, satisfac- tion des besoins nutritionnels et plaisir des convives.” Il y a donc du pain sur la planche d’autant que le plat de résis-

tance est pour l’ensemble des élus la volonté de mettre du développement durable dans les assiettes. “Depuis des années déjà, nous nous efforçons de sen- sibiliser les jeunes notamment aux produits de saison, à la découverte du goût et des

Une grande part de l’activité du restaurant municipal concerne la cantine scolaire.

SPORT

480 licenciés en 2012

le. Le tout assuré via une délégation de service public (D.S.P.) avec un prestataire qui sert plus de 60 000 repas par an. La fin de ce contrat est aujourd’hui l’occasion pour la majorité de lancer un groupe de tra- vail réclamé depuis plusieurs mois par l’opposition. Le changement, s’il y a lieu, c’est donc

60 ans de combats victorieux Le Judo Pontarlier Haut-Doubs célèbre cette année son soixantième anniversaire. Un club porté au plus haut niveau sous la houlette de son entraîneur Jean Pourchet, éleveur de champions en kimono.

Du pain sur la planche.

À Pontarlier, on ne compte plus les titres individuels ou par équipes, ni les cham- pions qui se sont reconver- tis avec bonheur dans des

métiers en lien avec le sport. Dernier exemple en date avec Christophe Hum- bert. Le champion d’Europe 2005 qui termine en douceur sa carrière est aussi officier dans la marine natio- nale où il s’occupe de sport. “Sans le judo, il n’en serait pas là” , reconnaît Jean-Paul Humbert, son père qui pré- side le Judo Pontarlier Haut-Doubs depuis plusieurs années. Ce club a été créé en 1952 par Roger Fremiot, un quincaillier pontissalien. Les premiers entraînements se dérou- laient sur des planches bâchées dans une cave au boulevard Pasteur. Peu se souviennent de ces débuts rustiques si ce n’est peut-être Roger Martin. Président en 1955, cet alerte octogé- naire anime toujours les cours d’aïkido. “On propose aussi des séances de gym- nastique, de musculation et de Qi- gong” , complète l’actuel président. L’arrivée de l’entraîneur Jean Pour- chet en 1975 va donner un nouvel élan au judo pontissalien. L’homme qui fait aujourd’hui référence dans sa disci- pline allait instaurer des méthodes d’entraînement assez avant-gardistes, sans doute inspirées des stages com- mando auxquels il avait participé pen- dant son service militaire. En 1976, il organise des stages internationaux à Pontarlier fréquentés par les meilleurs nationaux. Qui n’a pas enten- du parler des escaliers du fort Mal- her qui font aujourd’hui partie inté- grante de la préparation physique du judoka pontissalien ? “Jean est aujour- d’hui en âge de prendre sa retraite. Pour l’instant, il ne semble guère pres- sé. Je ne vous cache pas qu’on se deman- de comment on va le remplacer ?” , s’inquiète Jean-Paul Humbert. Difficile de dresser le palmarès com-

plet d’un club qui tenait la dragée hau- te à des grosses cylindrées du judo disposant de moyens humains et finan- ciers sans commune mesure. Jean- Luc Stemmer, Bruno Douet, Vincent Vieille-Marchiset, les frères Taurines, David Zahirovic, Mickaël Mouchart, Jessy Florentin et bien sûr Christophe Humbert ont brillé au plus haut niveau national et international. Le club a remporté les titres par équipes de jeunes. Après le sous-sol du boulevard Pas- teur, il a pris de la hauteur sous les combles du centre sportif municipal avant de venir s’installer dans l’ancienne tricoterie depuis une bon- ne dizaine d’années. Depuis sep- tembre 2009, le Judo Club de Pon- tarlier a étendu ses horizons et a repris les activités de l'ancienne association Haut-Doubs Judo, dans les villages de Labergement-Sainte-Marie, Les Fourgs, La Cluse-et-Mijoux et Méta- bief. C'est ainsi que le Judo Club Pon- tarlier est devenu le Judo Pontarlier Haut-Doubs. Autre changement important à signa- ler sur le plan sportif avec la création du club Franche-Comté judo qui regrou- pe aujourd’hui les meilleurs régio- naux. “Grâce à cette structure, on peut accompagner les jeunes champions, ce qui n’était plus le cas en club” , explique Jean Pourchet. Le haut niveau coûte cher. Judo Pontarlier Haut-Doubs compte aujour- d’hui 480 licenciés dont 75 % prati- quent uniquement le judo. “Après chaque olympiade, on enregistre un surcroît d’adhésion. Je pense aussi qu’on bénéficie de l’effet Teddy Riner” , conclut Jean-Paul Humbert. F.C.

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Jean Pourchet et Jean-Paul Humbert au milieu des jeunes judokas en pleine séance d’entraînement aux escaliers du Fort Malher.

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