La Presse Bisontine 280 - Septembre 2025
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La Presse Bisontine - Septembre 2025
Le Dr Luc Clémens toujours interdit d’opérer Le Grand Besançon sécurise son approvisionnement en eau
U n énorme soulagement. C’est ce qu’ont ressenti les membres de l’asso ciation Fleur de Lotus, regrou pant des victimes de chirurgies ratées des hémorroïdes, à l’an nonce du verdict. Ils étaient présents en nombre lors de l’audience à la cour d’appel du 27 août. Mis en examen pour blessures involontaires sur près de 70 patients, après des opérations des hémor roïdes, le D r Luc Clémens, proctologue bisontin, souhaitait de nouveau opérer en chirurgie urologique, domaine dans lequel il n’est pas poursuivi. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Besançon a rejeté sa demande. “On appréhendait la décision”, confie Sophie Ferrer, prési dente de l’association. À pré sent, ceux qui ont porté plainte doivent passer une expertise
G rand Besançon Métropole vient d’ouvrir deux nouveaux puits de captage d’eau pota ble, le premier à Novillars, qui com plète le dispositif existant depuis 2015, le second à Geneuille. 516 750 euros ont été investis dans le premier chantier opérationnel depuis le début de l’été, et 245 000 dans le deuxième forage à Geneuille. Dans le même temps, G.B.M. a investi 245 000 euros dans une opération d’interconnexion entre le réseau de Besançon et celui de Chalèze. Au total, la collectivité aura réinjecté plus d’1 million d’euros dans ces trois opérations concomitantes. “La volonté de la collectivité, la Ville de Besançon d’abord, puis G.B.M. ensuite, a été dès 2003 avec les pre mières canicules de sécuriser sa res source en eau en cherchant de nou veaux captages pour compléter nos ressources historiques qu’étaient Chenecey-Buillon, la Malate, Thise et Chailluz” résume Christophe Lime, le vice-président de G.B.M. en charge
de l’eau et de l’assainissement. Grâce au troisième forage de Novil lars, à 100 m de profondeur, la pro duction maximale peut monter jusqu’à 700 m3 par heure pendant 24 heures. Celui de Geneuille a une capacité de 150 m3 par heure. La création de ces nouveaux puits et la poursuite des travaux d’intercon nexion permettront “d’assurer pour chaque commune de G.B.M. deux alimentations possibles ainsi que des opérations de solidarité avec d’autres territoires comme le secteur de Rioz par exemple.” Mais attention, prévient Christophe Lime, “la finalité de ces opérations n’est pas d’inciter les habitants à consommer plus, ce n’est pas open bar !” sourit l’élu. Pour consolider sa démarche, G.B.M. a créé en lien avec la D.R.E.A.L. un comité scientifique sur l’eau. C’est la seule collectivité de la région à s’engager ainsi avec l’appui d’hy drogéologues pour mieux maîtriser son réseau. ■
Le Dr Luc Clémens
opérait à la Polyclinique de Franche
Comté (photo archive L.P.B.).
médicale, afin de déterminer s’il y a eu ou non une faute médicale. “C’est un moment assez terrible pour nous, cer tains l’ont déjà passée. Si la faute est retenue, on est reconnu comme victime. Si la faute n’est pas retenue, on a que nos yeux pour pleurer.
Mais avec les expertises déjà réalisées, certaines fautes ont été retenues.” Pour l’heure, l’association compte 110 adhé rents. Créée à l’origine pour collecter du soutien financier pour les frais de procédure, l’association permet de donner une visibilité aux victimes. “Il
fallait qu’on soit identifié quelque part.” Sophie Ferrer en est sûre, d’autres personnes vont rejoindre l’association. Et notamment des patients opé rés en urologie, qui ont contacté Fleur de Lotus, affirme la présidente de l’as sociation. ■
La mémoire de Jean Cornet honorée
P our le 80ème anniversaire de la Libé ration de Besançon l’an dernier, le collectif Histoire des Chaprais s’était aperçu que la plaque sur la tombe de Jean Cornet était tombée et brisée. “D’où notre demande au Souvenir Français de la faire refaire à l’identique. Ce qui a été fait et explique cet hommage que nous allons ren dre sur sa tombe cette année le 6 septembre au matin” indique Jean-Claude Goudot, l’animateur de ce collectif. Si les Bisontins connaissent la place qui porte son nom, au bout de la rue des Granges, ils connaissent peut-être moins l’histoire de cet avocat commandant des F.F.I. lors de la Libération de Besançon dont le collectif honore chaque année l’anniver saire. Jean Cornet a été tué à l’ennemi le
8 septembre 1944. Et ce, au moment même où Besançon fêtait sa libération. Le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon possède, dans ses archives, le dernier ordre manuscrit du commandant, daté du 8 septembre. “Il a été mortellement blessé par un détachement de la Wehrmacht, il avait 35 ans.” Brillant avocat au barreau de Besançon, officier de réserve dans l’avia tion, père de famille, Jean Cornet n’avait pas admis la défaite et regroupé dès 1942 autour de lui, un groupe de 25 résistants. Le comité du Souvenir Français de Besançon présidé par Michelle Landoz se dit “fier d’avoir participé à ce devoir de mémoire en ayant fait refaire cette plaque sur la stèle de cette sépulture de Jean Cornet au cime tière des Chaprais.” ■
L’avocat bisontin, résistant, est mort à 35 ans le jour de la libéra tion de Besançon (photo Musée de la résistance et de la déportation). Éditorial Fragilité
Ce troisième forage de Novillars est opérationnel depuis cet été.
de certains partis comme les Insoumis ou le rassemblement national en récla mant à tort et à travers la démission ou la destitution du président de la Répu blique, leurs méthodes et leurs invectives permanentes étant sans conteste en partie responsables du chaos actuel. Cependant, il apparaît de plus en plus évident que seule la prochaine élection présidentielle permettrait de donner au pays l’indis pensable élan dont il a besoin pour sortir de l’ornière. En attendant, au fil des mois et des gouvernements qui se succèdent, avec une assemblée fracturée comme elle ne l’a jamais été, la France continue à s’enfoncer dans la dette. Ce sujet sonnera comme le testament politique d’un Fran çois Bayrou qui n’aura pas su convaincre, sinon une partie de l’opinion, et c’est son mérite, du moins les composantes de l’As semblée, de l’impérieuse urgence de ce sujet crucial. ■ Par le directeur de la rédaction Jean-François Hauser
néonicotinoïdes que cette loi voulait réta blir. Et disons-le, de son soutien incompris par les défenseurs d’une agriculture dura ble à cette loi Duplomb qui semble tota lement déconnectée des préoccupations actuelles pour un modèle soutenable d’agri culture. À moins d’une dissolution suite à laquelle M me Genevard serait reconduite pour la troisième fois à son poste de minis tre - c’est toujours possible -, ou de la nomination d’un nouveau Premier minis tre qui lui ferait à nouveau confiance, ses chances de rester en poste jusqu’en 2027 restent minces. Mais la fragilité du fauteuil de ministre sur lequel Annie Genevard et ses collègues du gouvernement ne sont installés que depuis un an n’augure tout de même rien de bon pour notre pays dont les institutions politiques semblent de plus en plus fragiles au fur et à mesure que le second quinquennat d’Emmanuel Macron avance. Nous nous garderons bien de réagir de manière pavlovienne à l’image
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E ncore une rentrée sous le signe de la fébrilité, avec un gouvernement sur la sellette et un Premier minis tre qui a lui-même fixé la date, le 8 septembre, de sa probable destitution. Si ce scénario se confirmait, tout le gou vernement tomberait et avec lui, notre ministre de l’Agriculture doubienne Annie Genevard qui aura tenu moins d’un an à la barre de son ministère de l’Agriculture où elle avait été nommée le 21 septembre 2024. Le temps d’un unique salon de l’agri culture au printemps dernier, de tenter de calmer la colère agricole qui continue à gronder, et de se mettre aussi une partie de l’opinion à dos suite à l’adoption de la très controversée loi Duplomb, certes vidée d’une partie de sa substance avec le rappel par le Conseil constitutionnel de l’interdiction de réintroduction des
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