La Presse Bisontine 278 - Juillet 2025
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La Presse Bisontine - Juillet 2025
La tarification incitative réduit les quantités de déchets B esançon la pratique depuis 2012, Pontarlier sort à peine des phases de test. La tarifi
Trois nouvelles rames de tram arrivent
S ur les huit nouvelles rames de tram commandées par Grand Besançon Métropole, trois arrivent d’ici la fin juillet: la rame Germaine Tillion, la rame Claude Lorius et la rame Denise Lorach. Celle baptisée Jean de Gribaldy débarque fin août puis celle nommée Odile Selb Bogé fin septembre. La livraison et la mise en service des trois dernières rames sont prévues pour 2026-2027. À terme, ces huit rames supplémentaires compléteront les 19 actuelles. L’objectif étant une meil leure desserte et une meilleure fréquence. Plus longue, 33 mètres au lieu de 23, les nouvelles rames fabriquées par la société Alstom à La Rochelle peuvent accueillir jusqu’à 203 personnes (au lieu de 140 aujourd’hui). Avec 35000 voyageurs par jour en 2024, soit 8000 de plus qu’il y a
dix ans, le réseau de tram améliorera à terme la fréquence. Celle en direction de la gare Viotte sera doublée quand celle sur le secteur Est de la ville augmentera de 20 % : “Toutes les 5 minutes contre 12 actuellement pour la ligne Hauts de Cha zal-Gare Viotte, toutes les 8 minutes (contre 12) pour la ligne Chalezeule-Brulard, toutes les 3 minutes pour Brulard-Parc Micaud”, a précisé Anne Vignot, présidente de G.B.M. Car en 2026, il faudra compter aussi sur la création du nouveau terminus Grette-Brulard. Une rame coûte 3,5 millions d’euros, soit 28 millions d’euros engagés au total. Pour l’heure, les nouvelles rames qui arriveront d’ici la fin de l’année portent le nom de personnalités marquantes de Besançon. Des femmes résistantes déportées (Ger
davantage pratiqué.” À l’image de Besançon, notre région est également pionnière en matière de tarification incitative par rapport aux autres régions françaises. Avec 31 % de la population régionale concernée en 2021, contre 10 % en moyenne en France métropolitaine, la tarification incitative est particuliè rement développée en Bourgogne Franche-Comté. L’I.N.S.E.E. estime qu’elle concerne plus de 64 % des habitants du Doubs. Ce système de facturation fondé sur le principe du “pollueur-payeur” vise à responsa biliser les usagers en modulant leur redevance des ordures ménagères en fonction de leur quantité produite. La facture comprend une part fixe, couvrant les coûts de base, et une part variable, liée à l’utilisation réelle du service. En 2021 (derniers chiffres disponibles), 1,5 million de tonnes de déchets ménagers et assimilés ont été col lectées en Bourgogne-Franche Comté. Ils représentaient 529 kg par habitant. ■
cation incitative des déchets suit une règle simple : plus on trie, moins les factures de ramassage des ordures ménagères sont élevées. L’I.N.S.E.E. Bourgogne-Franche-Comté vient de sortir une étude confirmant chiffres à l’appui les bienfaits de cette tarifi cation incitative qui conclut en affir mant que “la tarification incitative réduit les quantités de déchets et sti mule le tri.” À ce titre, le statisticien public note qu’à Besançon, qui depuis 2012 est “la ville la plus peuplée de France à utiliser la tarification incitative, le volume de collecte des déchets y est 20 % inférieure à la moyenne régionale, tant pour les ordures ména gères résiduelles que pour les déchets triés.” L’I.N.S.E.E. a ainsi classé en quatre groupes les collectivités locales selon leur niveau de pratique du tri et de production de déchets résiduels. La préfecture du Doubs appartient ainsi au groupe caractérisé par “une collecte faible de déchets et un tri
Les nouvelles rames sont plus longues que les anciennes (33 mètres au lieu de 23).
maine Tillion, Denise Lorach et Odile Selb Bogé), un glaciologue visionnaire, pionnier de la recherche sur le changement clima tique (Claude Lorius) et un coureur cycliste professionnel ayant fondé l’amicale cycliste bisontine (Jean de Gribaldy). Grâce au tram, leur combat et leur engagement cir culeront dans tout Besançon. ■
Le Domaine de la Pinte complète son offre œnotouristique
Avec sa Table de Pierre (un nom en hommage au père de Vincent qui a développé le domaine), la Pinte compte séduire une clientèle plus large encore de clients ou d’entre prises pour l’organisation de leurs séminaires. À l’image de l’opération “Un dimanche à la Pinte” organisé mi-juin, le domaine viticole de 34 hectares renforce également son offre en matière de loisirs avec notamment un nouvel escape game au milieu des vignes pro posé dès ce mois de juillet et des dégustations orchestrées par la nouvelle maîtresse de chais Emmanuelle Goydalin. Entre autres animations pro posées à la carte pour les visi teurs, les particuliers ou les professionnels. Plus d’infos en contactant le domaine. ■
À Arbois, à une demi heure de Besançon, le Domaine de la Pinte
auquel nous avions consacré un reportage l’an dernier, pour suit son ouverture au monde
et étoffe son offre en matière d’œnotourisme avec l’ouver ture de la Table de Pierre et le recrutement récent d’un nou veau chef, Gaël Sanchez. “Nous sommes désormais titu laires d’une licence IV et avec la Table de Pierre, nous sou haitons proposer une cuisine de qualité” note Catherine Mar tin qui gère le domaine familial avec son époux Vincent. “Mon objectif est de promouvoir les produits locaux et les circuits courts, en lien avec des éle veurs bio et locaux” ajoute Gaël Sanchez qui avait fait ses armes auprès de Bernard Loi seau.
La tarification incitative semble avoir fait ses preuves dans notre région (photo E. Chatelain - Besançon).
Catherine et Vincent Martin, propriétaire du domaine de la Pinte, avec le chef de la Table de Pierre, Gaël Sanchez et Émilie Sanchez qui gère les activités œnotouristiques.
Éditorial Tact
française qui l’est déjà par le communau tarisme. En agissant ainsi, la maire de Besançon voulait affirmer aussi, dans la continuité des propos du président de la République, que la reconnaissance d’un État palestinien n’est pas simplement un devoir moral, mais une exigence poli tique, insistant sur la nécessité d’apporter une réponse à la hauteur de la situation humanitaire dramatique que traversent la bande de Gaza et le peuple palestinien et estimant que cette position dépasse le cadre d’une simple opinion politique. L’in tention est peut-être moralement louable, la méthode sans doute moins. Les maires de France pourraient être dans leur rôle s’ils affichaient “naïvement” sur le fronton les deux drapeaux, palestinien et israélien avec un message de paix nécessaire. Comme la maire de Besançon l’a déjà fait auparavant pour l’Ukraine ou pour l’Iran en défendant la juste cause des femmes oppressées par le régime des mollahs. ■ Par le directeur de la rédaction Jean-François Hauser
était le même acte politique. Si M me Vignot militait pour la paix et pour la cohabitation de deux États voisins, Israël et la Palestine, suspendre deux drapeaux aurait été vu comme un vrai signe de paix. À partir du moment où la cause fait consensus au sein de la société, alors il n’y aurait pas de débat. C’est le cas de l’Ukraine, Besan çon avait également manifesté son soutien à ce pays par le déploiement d’un drapeau bleu et jaune. Mais si la cause est sujette à caution comme c’est le cas du dramatique conflit actuel au Proche Orient, alors les élus devraient agir avec davantage de tact. Ce conflit israélo-palestinien est éminemment complexe et dramatique. Il le reste, que l’on condamne avec autant de force les attaques du Hamas que l’igno ble riposte israélienne contre le peuple palestinien. Même s’il est sincère jusqu’au bout, on n’a sans doute pas besoin de ce genre d’acte militant qui n’a eu d’autre effet que de cliver davantage une société
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E n organisant sciemment une cérémonie pour apposer un dra peau palestinien devant la mairie de Besançon, sa maire Anne Vignot a clairement donné un signal poli tique. Faussement naïf, ce geste humaniste comme elle l’a défendu n’avait rien d’ano din. Il a été rapidement recadré par le préfet du Doubs, puis le tribunal admi nistratif de Besançon tous deux réaffir mant la nécessaire impartialité et neu tralité des services publics en s’appuyant un arrêt du Conseil d’État qui indique clairement que “le principe de neutralité des services publics s’oppose à ce que soient apposés sur les édifices publics des signes symbolisant la revendication d’opinions politiques, religieuses ou philosophiques.” Le rassemblement organisé quelques jours plus tard pour retirer le drapeau
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