La Presse Bisontine 276 - Mai 2025

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La Presse Bisontine - Mai 2025

La gratuité partielle des transports en commun a été votée

Le musée de l’anesthésie devrait sortir de sa léthargie

staller ce musée dans les deux blocs opé rateurs historiques de Saint-Jacques, des blocs dotés de deux magnifiques coupoles, les deux dernières de ce type en France et qu’on ne peut en aucun cas déplacer” note l’association. Le futur musée pourrait offrir un parcours de visite global comprenant l’apothicai rerie, la chapelle du Refuge, les salles historiques de Saint-Jacques où étaient célébrés les offices religieux et donc ces collections de matériel anesthésiques et chirurgicaux. “L’idée à terme est de pouvoir organiser des visites de deux heures sur ce site avec l’office de tourisme” ajoute l’association qui a semble-t-il déjà convaincu l’adjointe bisontine à la Culture Aline Chassagne de soutenir ce projet. Restera à trouver ensuite la meilleure for mule pour que ce musée puisse rouvrir dans les meilleures conditions: musée municipal, musée associatif, voire musée hospitalier en lien avec le C.H.U. Tous les scénarios sont actuellement envisagés. “Une chose est sûre : la pérennité de ce musée est bien engagée” se félicite l’as sociation. ■

A près plusieurs années d’inquiétude sur le sort du musée de l’anesthésie et des techniques chirurgicales qui était abrité dans les locaux historiques de l’ancien hôpital Saint-Jacques, la mobi lisation pour son maintien semble enfin payer. Un comité de soutien fort de plus d’une centaine de membres et la création prochaine d’un comité scientifique et

technique a fini de convaincre les autorités, Ville de Besançon et l’aménageur Territoire 25, co-propriétaires du site Saint-Jacques, d’envisager la réouverture d’un parcours de visite quand Saint-Jacques sera réha bilité. Gage de la bonne foi de Territoire 25: la structure finance la conservation des pièces de ce musée en attendant son réaménagement. “L’idée est bien de réin

I l aura fallu attendre deux heures, entre invectives et débats, pour passer au vote. Le 10 avril dernier, le conseil communautaire du Grand Besançon a voté les nouveaux tarifs des transports en commun Ginko, et notamment la gratuité partielle. à partir du 1 er juillet, les jeunes de moins de 15 ans pourront bénéficier de la gratuité sur tous les transports Ginko. La gratuité est étendue à tout le monde le samedi, pour dynamiser le commerce, notamment en cen tre-ville, argue Anne Vignot, prési dente de G.B.M. Enfin, les 15-25 ans voient le tarif de leur abonnement baisser. Il passe de 28 à 16,80 euros par mois (de 280 euros à 180 euros par an). Pour l’élue écologiste, il est impératif de favoriser le transport modal. C’est une question de santé publique et une manière d’éviter des morts dues à la pollution pour Gilles Spicher, d’à Gauche Citoyens, asso ciation qui milite depuis plusieurs années pour la gratuité des trans

ports. Reste qu’il faut trouver près de 3 millions d’euros pour financer la mesure. G.B.M. souhaite s'appuyer sur le Versement Mobilité payé par les entreprises de onze salariés et plus. Si Anne Vignot convient que le financement doit être affiné, ce recours au Versement mobilité a fait bondir les opposants à la gratuité, notamment le Medef territoires franc comtois. Le syndicat patronal alerte sur les conséquences financières pour les entreprises locales. Dans un communiqué, Laurent Croizier privilégie une meilleure desserte à la gratuité. Même argument, peu ou prou du côté d’Agnès Martin. La cheffe de file Renaissance pour les municipales estime que l'élargisse ment de la gratuité dilapide les moyens financiers nécessaires pour rendre les transports collectifs plus attractifs. Sans conteste, et sans surprise, la question du transport va être au cœur des prochaines batailles pour les municipales. ■

Les collections du musée ont été mises en sécurité par Territoire 25, en attendant la réouverture espérée du musée.

L’église Saint-François d’Assise va renaître

F ermée depuis de longs mois suite à la chute d’une poutre centrale à l’intérieur de l’édifice, l’église

Saint-François d’Assise à Pla noise (celle construite par le père Claude Gilles auquel nous avons consacré un portrait

dans notre précédente édition) est vouée à la démolition. Mais la mobilisation du Diocèse, de la paroisse et des autorités a permis de mener à bien un projet de reconstruction. “Notre église va renaître ! Nous avons mené un projet de foi, de trans mission et d’avenir” se réjouit Jean Henry, l’assistant à la maîtrise d’ouvrage du Diocèse de Besançon qui a piloté le concours d’architectes pour la reconstruction de Saint François d’Assise. Ce long pro cessus arrive à son terme après une consultation publique qui a permis de choi sir celui des huit projets soumis à l’œil du jury. Une exposition

montrant les huit propositions s’est tenue ce mois-ci au Cen tre diocésain de Besançon. “À Planoise, une poutre est tom bée, une église va renaître” s’est réjoui le père Christophe Bazin, vicaire général du Dio cèse de Besançon. L’actuelle église doit être démo lie au cours du premier trimestre 2026 et la construction se faire dans la foulée. La nouvelle église Saint-François d’Assise, plus petite que l’actuelle (200 m² au lieu de 600 m²) devrait ouvrir ses portes fin 2026. Le coût de sa construction devrait se situer “entre 900 000 et 1 mil lion d’euros” précise Jean Henry. ■

Une exposition présentant les huit projets architectu raux s’est tenue ce mois-ci au Centre diocésain.

Les transports Ginko seront gratuits pour tous, le samedi, à partir du 1 er juillet.

P lombée par une dette abyssale de 3 550 milliards d’euros, une somme qui n’est même plus intel ligible, la France s’enfonce jour après jour dans le chaos financier. Il faut s’imaginer que chaque jour, la dette de la France augmente de 11,60 euros par Fran çais ! Le déficit public, lui, continue sa course folle vers les abîmes, il a atteint les 175 milliards d’euros en 2024. C’est à-dire que le pays a dépensé en une année 175 milliards d’euros de plus qu’il n’a gagnés. La France est ainsi le seul pays en Europe à voir ses finances publiques continuer de se dégrader. Longtemps moquée pour son train de vie dispendieux, notre voisine l’Italie fait désormais partie des bons élèves de la classe Europe. Ses entreprises performantes ont permis à la péninsule de devenir le quatrième expor Éditorial Courage

prisme des recettes, c’est-à-dire encore plus d’impôts via notamment la suppres sion, sans doute souhaitable, de quelques niches fiscales absurdes et réservées aux plus riches. Mais en abordant la question budgétaire par le biais des économies à réaliser, plutôt que des recettes à aug menter. Intensifier la lutte contre la fraude fiscale, sociale ou financière, faire sauter le tabou des prélèvements sur les très hauts revenus ou les bénéfices des très grandes entreprises, envisager de moins rembourser certains médicaments ou pres tations de santé qui contribuent largement au dérapage des finances, s’attaquer enfin et sans démagogie à l’organisation insti tutionnelle de la France en supprimant au moins un échelon dans la gouvernance du pays (les Départements, les Régions ?) pour éviter tout doublon et améliorer l’ef ficience de la dépense publique : autant de pistes pour lesquelles il manque encore un ingrédient : le courage politique. ■ Par le directeur de la rédaction Jean-François Hauser

tateur du monde. Le pays a dans le même temps réussi à assainir ses finances publiques de façon spectaculaire, avec un déficit passé de 7,2 % du P.I.B. en 2023 à 3,4 % en 2024. Même constat pour l’autre ancien paria du Sud, l’Espagne, qui s’est hissée cette année sur la première marche du podium européen des pays prospères avec une croissance supérieure à 3 % avec des réformes en profondeur à la clé. En France, le résultat de ces dérapages incon trôlés des finances publiques induit la nécessité de trouver 40 milliards d’euros de plus pour stopper la dégringolade. Autre illustration de cette situation : le premier budget de l’État, désormais devant l’Édu cation nationale et devant la Défense, c’est le remboursement des seuls intérêts de la dette ! Ce poste de dépenses doit attein dre 72 milliards d’euros d’ici 2027. Une fois alignés ces chiffres qui donnent le tournis, que faire ? Avoir le cran, enfin, de ne pas entrevoir la solution que par le

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