La Presse Bisontine 276 - Mai 2025
Besançon 15
La Presse Bisontine - Mai 2025
SPORT
Football L’U.S. Prés-de-Vaux réclame plus de moyens matériels
Ses dirigeants ne sentent un peu déconsidérés par rapport aux autres clubs de foot de Besançon. La Ville annonce de nouveaux investissements au bénéfice du club.
delle ne manque pas d’attraits. Sa proximité avec les quartiers du centre-ville en fait un club qui reste très attractif pour les familles. Pourtant, à écouter ses diri geants, le compte n’y est pas. “Nous attendons depuis des mois que la Ville nous change un des luminaires au bord de la pelouse, en vain. Le terrain n’est pas en bon état, même si les services l’entretiennent, et la sécurité des enfants n’est pas garantie. Quand un ballon sort du terrain, il n’y a aucun filet ou grille pour le retenir et à cet endroit les gens roulent souvent trop vite. Autre chose : on nous coupe l’eau cou rante durant tout l’hiver et on ne nous la rouvre que mi-mai alors que les compétitions sont quasiment terminées. nous nous sentons un peu délaissés” déplore Julien Paris, une des éducateurs du club présidé par Kévin Thié baud. “Côté sécurité, on ne réclame pas grand-chose : juste un grillage souple sous les mains courantes” ajoute Pierre Oguer, un des anciens du club, éduca teur lui aussi. La Ville dit déployer tous les efforts nécessaires pour trouver aux joueurs des Prés-de-Vaux des solutions de repli sur d’au tres terrains quand les condi
U n terrain de repli en sable pas homologué pour les jeunes, une quasi absence de terrains pra ticables en hiver qui empêche le club de maintenir un rythme d’entraînement régulier, contrai rement aux clubs voisins, l’ab sence de filet de sécurité autour
du stade, le manque de points d’eau, un local de rangement du matériel ridiculement étroit… Les griefs ne manquent pas à l’encontre de la Ville, propriétaire de cette enceinte sportive qui pourtant, de par sa situation géographique au bord du Doubs en face des falaises de la Cita
Pierre Oguer, un des fidèles éducateurs du club et Julien Paris, attendent des réponses de la Ville.
d’un Algeco à l’entrée du site. “Toujours à cause de cette loca lisation en zone inondable. Mais une chose est sûre, on reste à l’écoute de ce club qu’on n’aban donnera pas” veut rassurer l’ad joint aux Sports. Les dirigeants du club déplorent également, les beaux jours reve nus, que leur terrain de foot serve trop souvent de lieu de promenade pour les maîtres avec leurs chiens ou même d’aire de pique-nique et de barbecues. n J.-F.H.
Ce dernier annonce une bonne nouvelle pour le club: “La fer meture de la partie basse de la main courante est confirmée, ce problème doit être réglé très pro chainement” ajoute M. Ghezali. “Et la question de la lumière, on verra ça rapidement aussi” avance l’élu qui reconnaît que les joueurs sont très attachés à maintenir ce stade qui était le terrain de jeu de la Rhodia-Ceta à l’époque. En revanche, pas de projet de création de nouveaux locaux ni même d’installation
tions de jeu deviennent difficiles ici, sur ce secteur inondable de surcroît. “On ne peut pas faire
des miracles ici du fait de son empla cement en zone contrainte et inon dable se défend Abdel Ghezali, l’adjoint bisontin aux Sports. Mais nous faisons notre maximum pour entretenir ces ins tallations.”
Bientôt un filet pour fermer la main courante.
La dynamique est pourtant bien présente des dizaines de jeunes qui viennent taper le ballon aux Prés-de-Vaux.
EN BREF
DÉCHETS
Des caméras sur les bennes Détecter les erreurs de tri grâce à l’I.A.
Patients Pour les examens des étudiants en 4 ème , 5 ème et 6 ème année de médecine, l’Université Marie et Louis Pasteur recherche des volontaires afin de jouer le rôle de patients standardisés. Le patient standardisé est formé par les enseignants de la faculté de médecine à “jouer” une situation clinique de manière fiable, reproductible, selon des scénarios précis préparés au préalable. Pour devenir patient standardisé, il faut avoir plus de 18 ans, pouvoir se rendre facilement à Besançon, être volontaire et disponible (2 à 3 séances de formation, 1 à 2 séances d’épreuves). Contact pour inscription au 0363082217 ou patientmedecine@univ-fcomte.fr Spectacle Le spectacle “Lepère Combat(s) choisi(s)” de la Compagnie Mordre ta Joue sera joué vendredi 16 mai à 20h30 au Centre des Affaires de Baume les-Dames. Dans la pénombre d’une chambre, un fils convoque les pères qui l’ont fait grandir. Stars de la chanson, du cinéma ou sportifs, l’espace de refuge prend alors l’allure d’un album de famille interlope et épileptique où les fantasmes s’incarnent dans toute leur tendresse et leurs violences. Cette pièce est une plongée, entre vies réelles et vies fantasmées, dans l’enfance, dans l’adolescence, dans la nostalgie d’un temps qui nous échappe pour enquêter sur les modèles qui nous construisent. Infos : 06 77 53 26 25.
Grand Besançon Métropole lance une expérimentation mêlant intelligence artificielle et données collectées lors du ramassage des bacs jaunes. Le S.D.E. ou Système de détection des erreurs de tri doit permettre de renforcer la sécurité des personnels mais également la sensibilisation auprès des usagers.
E n 2012, le Grand Besan çon innovait en mettant en place la redevance incitative grâce à des systèmes d’informations embarquées performants. Les résultats sont probants. Les ordures ménagères ont baissé de 42 %. 12 ans plus tard, G.B.M. continue d’innover. L’Agglo lance une expérimen tation avec le projet S.D.E. : Système de détection des erreurs de tri. Grâce à l’intel ligence artificielle et aux don nées embarquées dans les sys tèmes de collecte, le bac jaune de recyclables est analysé en temps réel afin d’identifier les erreurs de tri. “Le contrôle est instantané et intelligent. On peut tout de suite savoir en cas de déchets dangereux quelle conduite tenir, précise Mat thias Mennecier, de la direction du département des espaces publics à G.B.M. Il s’agit d’une optimisation de la collecte en permettant une meilleure pla nification et en évitant le
tion des erreurs de tri, la col lectivité souhaite susciter un sursaut de bonnes pratiques. “On aura une idée de la qualité du tri de chaque bac” , reprend Matthias Mennecier. Si pour l’heure, aucune sanction n’est envisagée pour le mauvais trieur - “ce sera un choix poli tique à faire” - répondent de concert Gabriel Baulieu et Daniel Huot -, ce nouveau sys tème permet donc une sensi bilisation plus ciblée, habitant par habitant. Car G.B.M. a fait le constat du moindre impact de la communication institu tionnelle et des interventions ciblées dans l’habitat collectif sur la qualité du tri. 20 000 bacs jaunes sont col lectés par semaine, 4 000 par jour. “C’est impossible de faire un contrôle manuel performant pour identifier les erreurs de tri” , justifie Daniel Huot. Huit camions benne sont équipés du système de détection des erreurs de tri pour une mise en service pour les usagers
ramassage de bacs non conformes.” L’objectif in fine est bien la sécurité des équipes, des ripeurs comme de celles qui trient au Sybert. “En 2024, il y a eu 4 incendies dans des camions de collecte causés par des déchets dangereux jetés dans les bacs de tri. Le taux d’erreur de tri dans les bacs jaunes est de 27,1 %” , déplore
Daniel Huot, vice-président en charge des déchets. L’autre objectif est éga lement financier. Car les erreurs de tri engagent des frais supplé mentaires à la charge de la col lectivité : 1,1 mil lion d’euros par an, réparti sur l’ensemble des usagers. Grâce à ce sys tème de détec
Pas encore de sanction pour le mauvais trieur.
Didier Cambe, ingénieur pour le groupe Sulo explique le fonctionnement du système de détection des erreurs de tri, qui équipe pour l’heure 8 camions-bennes.
qui déploie le système, sub ventionné à 80 % par Citéo. n L.P.
prévue en septembre. Le coût de 400 000 euros de ce S.D.E. est assumé par Sulo Groupe,
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