La Presse Bisontine 153 - Avril 2014

AGENDA 46

La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014

Le D r Pélissier reconnu jusqu’aux États-Unis D epuis quʼil a pris sa retraite de chi- rurgien il y a trois ans, le Docteur Pélissier sʼest retiré en région pari- sienne. Il consacre son temps aux sujets qui le passionnent dans le domaine de la médecine et de la santé en général. Dans le milieu professionnel et scienti- fique, le Docteur Pélissier est réputé. Les praticiens francs-comtois lʼont côtoyé pendant plus de quarante ans. Sur le plan national et international, il a un sta- tut très particulier, car bien quʼexerçant son activité en secteur libéral, il a conti- nuellement publié ses travaux scienti- fiques, imaginé de nouvelles techniques chirurgicales (notamment pour les her- nies) et contribué à leur introduction dans les blocs opératoires. Cʼest ce qui a lui a valu dʼêtre reconnu par ses pairs qui lʼont récemment choisi comme Membre dʼhonneur de lʼAssociation fran- çaise de chirurgie. Par ailleurs, il est notamment membre de lʼAcadémie natio- nale de chirurgie, membre de lʼAcadémie des sciences de New-York, et membre du très prestigieux “American College of Surgeons”, une reconnaissance inter- nationale dont peu de chirurgiens fran- çais peuvent se prévaloir. “La brioche tue plus que le choles- térol” (éditions Odile Jacob, 2012) “La vérité sur les sucres et les édul- corants” (éditions Odile Jacob, 2013) Séance de dédicaces samedi 5 avril de 14 heures à 18 heures chez Cul- tura à Besançon-Châteaufarine

SANTÉ Il dédicace deux ouvrages Les bons conseils du Docteur Pélissier Éminent chirurgien, le Docteur Édouard Pélissier a fait la renommée de la chirurgie viscérale au sein de la clinique Saint-Vincent de Besançon pendant plusieurs décennies. Aujourd’hui retraité, il consacre sa passion à l’écriture d’ouvrages grand public. Dédicace le 5 avril.

L a Presse Bisontine : Qu’est-ce qui vous a amené à écrire des ouvrages sur les méfaits de la graisse ou du sucre ? Docteur Édouard Pélissier : Après avoir exercé la chirurgie viscérale et can- cérologique, je me suis intéressé à ce sujet. J’avais été frappé pendant toutes ces années pendant lesquelles j’opérais par le fait que des gens qui avaient un cancer souffraient souvent d’autre chose : obésité, diabète, problèmes cardio-vasculaires, etc. Je sentais qu’il y avait un élément commun et je me disais que je me pencherais sur cet- te question quand j’aurais le temps. Une fois en retraite en 2008, j’ai fait de nombreuses recherches bibliogra- phiques qui m’ont amené à com- prendre qu’il y avait un substrat com- mun à toutes ces maladies. L.P.B. : Quel est-il ? D.E.P. : Le facteur commun à toutes ces maladies est un état d’inflammation chronique.Au départ, l’inflammation est un moyen de défense avec les glo- bules blancs qui viennent attaquer les microbes, par exemple quand on

se pique avec une écharde. Le pro- cessus est le même avec la fumée du tabac, l’alcool, la pollution, la mal- bouffe, l’excès de graisse, mais dans ces cas-là il y a une dérivation du pro- cessus de défense sur nos propres cel- lules. Tout cela crée un état d’inflammation chronique. Et on retrouve cela à l’origine d’un grand nombre de maladies chroniques. L.P.B. : Avoir le ventre un peu trop bedonnant serait donc dangereux ? D.E.P. : Concernant la “brioche”, titre de mon premier ouvrage, la graisse abdominale est très riche en globules blancs qui produisent ces fameuses substances inflammatoires. Plus qu’une réserve d’énergie, la graisse produit directement des substances inflammatoires. Donc plus on a de brioche, plus on produit de substances inflammatoires. Ce livre sert en quelque sorte à dire qu’il vaut mieux prévenir que guérir. L.P.B. :Lemessageestlemêmepourvotresecond livre dédié aux sucres et aux édulcorants ? D.E.P. : Tout le monde est sensibilisé

Le Docteur Édouard Pélissier a fait les belles heures de la chirurgie viscéra-

le à la clinique Saint-Vincent de Besançon.

au gras, mais peu de monde l’est aux sucres. Or, le sucre est aussi nocif que le gras. C’est aussi un facteur d’inflammation important qui est impliqué dans le diabète, l’hypertension, l’obésité et les can- cers. L’organisme n’a pas besoin de sucre L.P.B. : Les édulcorants sont meilleurs ? D.E.P. : Plusieurs études ont démontré que les personnes qui boivent beau- coup de boissons aromatisées ont les mêmes problèmes que celles qui boi- vent beaucoup de boissons sucrées. Dans ce cas, le phénomène de com-

pensation est déréglé et les gens consomment plus et mangent plus, c’est pour cela que les effets sont aus- si néfastes. Ce n’est pas la consom- mation de boissons aromatisées qui fait grossir mais la consommation excessive d’aliments qui les accom- pagnent. L.P.B. : Vous travaillez déjà sur un troisième ouvrage ? D.E.P. : Oui, il sera consacré au thème de la longévité. L’idée de ce prochain livre est comment devenir âgé tout en restant en bonne santé. Propos recueillis par J.-F.H.

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