Journal C'est à dire 322 - Décembre 2025

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LE PORTRAIT

Blandine Michel, la passion aérostière Cette jeune Saugette d’adoption mais fière de l’être termine ses études en ingénierie aérospatiale. Un penchant certain pour regarder le monde d’en haut, une passion qu’elle cultive depuis sa plus tendre enfance en effectuant des vols en montgolfière. Gilley

Q uand on lui demande à quel âge elle a effec tué son premier vol, elle manque un temps d’hésitation comme si ce baptême de l’air singulier était déjà un souvenir lointain. “Depuis toute jeune, entre 7 et 8 ans.” Elle accompagnait alors son père qui pilote aussi des montgolfières à ses heures perdues. “J’ai grandi dans le monde de l’aérostat. C'est de là qu’est née cette passion du vol et plus particulièrement de la montgolfière.” Qu’est-ce qui

auto-formation. “On a toujours pratiqué dans le club “Vent du futur” basé à Arc-et-Senans qui possède sept montgolfières. Mon père qui est aussi instructeur m’a dispensé la formation théo rique et pratique. Quand j’ai passé mon brevet il y a cinq ans, il n’y avait pas encore d’examen formalisé. Mais le cadre a évolué et les futurs pilotes passent aujourd’hui un vrai diplôme avec des instructeurs certifiés.” Rares sont ceux qui ont leur pro pre ballon sauf quelques ama

sagers. “À l’issue, on passe alors un examen, on parle de qualifi cation commerciale qui permet d’embarquer des personnes sur des vols payants” , résume la jeune aérostière de 22 ans qui peut quand même voler libre ment. Cet ultime examen figure au calendrier 2026. Cette année s’annonce donc particulièrement dense et active. Bien avant ses études pari siennes, Blandine a grandi à Gil ley où ses parents tiennent la pharmacie. Une enfance heu reuse et une scolarité sans souci. Après le primaire, elle va au col lège Bouquet à Morteau puis direction le lycée Xavier-Marmier à Pontarlier, choisi pour pouvoir y passer son Brevet d’initiation Aéronautique. Après le secon daire, direction Toulouse où elle débute une formation intégrée à l’I.P.S.A. qu’elle achève actuel lement à Paris. Sa passion du vol aurait pu l’in citer à tenter sa chance pour devenir pilote dans l’aviation civile ou l’armée. “J’ai eu l’occa sion de faire de l’avion mais je

lui plaît tant dans cet aéronef ? “C’est difficile à dire, mais je pense que c’est la sensation de séré nité. On est vraiment comme sur un balcon.

teurs fortunés ou qui vivent de cette activité en organisant des bap têmes de l’air. À titre indicatif, le prix d’une toile s’élève à

“On est vraiment

comme sur un balcon.”

C’est magique comme expérience, on entend la nature, on sent les courants d’air. Bref, c’est unique !” Tout est dit! À la différence de l’aviation civile de loisirs qui regroupe plus de 100 000 pilotes, ils sont tout au plus 600 aérostiers en France. Une petite communauté à part qui a longtemps fonctionné en

35000 euros, sans compter la nacelle, les brûleurs, le carburant et toute la logistique de trans port. Un loisir chic et cher, d’où l’intérêt d’aller dans un club. Blandine Michel n’a pas encore finalisé sa formation. Le titulaire du brevet doit ensuite effectuer 50 heures de vol comme com mandant de bord avec des pas

Initiée au vol en montgolfière depuis l’enfance, Blandine Michel ressent des sensations dans cet aérostat qu’elle ne retrouve dans aucun autre appareil volant. Bio express l Blandine Michel a 22 ans l Elle est originaire de Gilley l Elle termine sa formation d’ingénieure en aéronautique l Ses loisirs: batterie, escalade

ne retrouve pas le plaisir que j’ai à bord d’une montgolfière” dit elle. L’idée d’une carrière mili taire pourrait en revanche lui convenir, elle qui apprécie la dis cipline, le patriotisme. Par le plus grand des hasards, l’opportunité de faire son stage de fin d’étude à Saint-Cyr s’est présentée. Ni une, ni deux. “On appelle ça le programme grande école. Ce stage se fera dans le génie.” L’occasion pour elle de vérifier si elle est militaro-com patible et pourquoi pas, quand elle aura son diplôme, d’intégrer l’école d’officier de Saint-Cyr. “Je

m’éloigne un peu de l’aérospatiale mais en restant dans l’ingénie rie.” Déterminée à réussir ses études, Blandine restreint ses loisirs, en jouant un peu de batterie, et en pratiquant l’escalade. Et le Saugeais dans tout ça ? “Je n’ou blie pas ma région. Je garde des liens avec ceux de ma génération avec qui j’ai été scolarisée de la maternelle jusqu’au collège. On a toujours plaisir à se revoir même si c’est plutôt dans le cadre de mes études que je me fais des amis aujourd’hui.” n F.C.

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Toute la famille Michel pratique la montgolfière au club “Vent du futur” basé à Arc-et-Senans. Ici, Blandine est sur la gauche tenant le ballon en cours de gonflage.

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