Journal C'est à dire 322 - Décembre 2025

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DOSS I ER

Les Restos du cœur vont déménager Morteau

D ans l’ancienne maison Bize de la rue René Payot, c’est déjà l’effer vescence. Même si le déménagement n’est prévu que dans deux mois, on s’active déjà à préparer les lieux qui devien dront bientôt le nouveau quartier général des Restos du cœur du Val de Morteau. “Nous nous réjouissons de pouvoir intégrer Les bénévoles de l’antenne mortuacienne des Restos du cœur préparent leur démé nagement d’ici février dans des locaux plus spacieux rue René-Payot. Le nombre de bénéficiaires ne diminue pas.

Édith Bournez, la présidente des Restos du cœur de Morteau.

L’activité de la Croix Rouge répartie entre Restos du cœur et Banque alimentaire Distribution alimentaire

ces nouveaux locaux que la mairie nous met gracieusement à dispo sition” note Édith Bournez, pré sidente de l’antenne locale depuis trois ans. Alors pour la dernière saison depuis son ouverture il y a plus de trente ans, l’actuel local de la

criptions, “mais on se débrouille toujours pour aider un maximum de personnes” ajoute-t-elle. Les Restos du cœur accueillent surtout des familles monoparentales, des personnes âgées et “beaucoup de personnes qui n’y arrivent pas, même si elles travaillent, à cause

rue Barral, à l’arrière de La Poste, recevra encore durant les deux prochains mois, les quelque 150 bénéficiaires inscrits

notamment des loyers qui sont tellement élevés ici.” Pour préparer leurs paniers repas, les béné voles des Restos peuvent

Une coiffeuse propose gratuitement ses services.

C’ est peu dire que la Croix Rouge traverse une mauvaise passe dans le Doubs comme dans le Haut Doubs. Et l’antenne mortuacienne ne déroge pas à la règle, contrainte d’arrêter ses activités dans des locaux fermés en juillet dernier pour insalubrité. Sauf qu’au fil du temps, la Croix Rouge avait rapidement déve loppé un réseau de distribution qui s’étendait du Val de Morteau au Plateau du Russey au bénéfice de plusieurs dizaines de familles. Comment pallier cette fermeture et ne pas laisser tous ces bénéficiaires sans rien ? Une partie de la réponse est venue de l’association des Restos du cœur. “Certaines familles de la Croix Rouge venaient aussi chez nous. Pour eux, rien ne change. D’autres ne répondaient pas à nos critères même si on les aide ponc tuellement surtout quand elles sont dans des situations très compliquées. On accompagne finalement cinq nouvelles familles. Cela repré sente entre quinze et vingt personnes. Il faut aussi savoir que toutes les familles ne sont pas venues s’adresser à nous” , résume Édith Bournez, la présidente des Restos du cœur à Morteau. La fermeture du local de la Croix Rouge en charge de la distribution alimentaire sur le Val de Morteau et le Plateau du Russey a été compensée par l’action conjointe des Restos du cœur à Morteau et l’antenne pontissalienne de la Banque

L’antenne pontissalienne de la Banque ali mentaire complète le dispositif. “Suite à cette fermeture, on a rencontré début novembre le Centre Médico-Social à Morteau. Il a été convenu qu’on assurait un relais ponctuel, sans doute pendant quelques mois, pour conti nuer à distribuer l’aide alimentaire sur deux sites, à Morteau et au Russey” , explique Chris tophe Grattard, responsable de la Banque alimentaire à Pontarlier. Ce prolongement d’activité a été validé car des bénéficiaires ont des problèmes de mobilité pour se rendre aux Restos du cœur. Le dispositif est en place depuis quelques semaines. La livraison s’effectue le jeudi

après-midi deux fois par mois. “On fait en sorte de proposer un panier complet avec de l’épicerie, des fruits et légumes, de la viande, des produits laitiers…” Pour l’instant, 8 familles sont livrées, autant sur Morteau qu’au Russey. La Banque alimentaire de Pon tarlier utilise un de ses camions et puise dans son stock pour assurer ces tournées. “On fait des points de situation réguliers avec les assis tantes sociales, le C.M.S. et les services sociaux du Département pour répondre au mieux au besoin. On compte aussi sur les ambitions des futurs élus en matière de prise en charge de la précarité” ajoute M. Grattard. n F.C.

actuellement. En ces temps dif ficiles, les Restos pourraient en accueillir beaucoup plus, “mais l’association a resserré les critères d’admission en baissant le seuil minimal de revenus, sinon, elle n’aurait plus la capacité d’accueil lir tout le monde” explique la pré sidente. À cause de cette règle plus restrictive, les Restos de Mor teau ont dû refuser quelques ins

compter sur les stocks d’invendus offerts par les grandes surfaces locales comme Aldi, Intermarché, Carrefour Market, Super U le Russey et Villers-le-Lac, Netto, l’A.D.A.P.E.I., etc., récupérés plu sieurs fois par semaine grâce au camion que le national leur a mis à disposition depuis cette année. Les distributions aux bénéficiaires ont lieu deux fois par semaine, le

Les colis livrés sont chargés dans le local de la Banque alimentaire à Pontarlier.

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