Journal C'est à dire 310 - Novembre 2024
VAL DE MORTEAU
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Morteau Vers un troisième T.E.R. le soir entre La Chaux-de-Fonds et Morteau ?
Depuis un an, le canton de Neuchâtel et l’agglomération urbaine du Doubs (A.U.D.) ont demandé à la Région un T.E.R. supplémentaire le soir entre La Chaux-de-Fonds et Morteau. À l’occasion de la réouverture de la ligne des Horlogers, les deux institutions ont réitéré leur appel.
recherchée. La vente de billets de parcours est désormais pos sible en ligne, ainsi qu’aux dis tributeurs C.F.F. Aux points de vente, on peut acheter des abon nements annuels Interval. Les prochains objectifs sont la vente d’abonnements annuels sur d’au tres canaux de vente, surtout digitaux, ainsi la possibilité d’achat d’abonnements Interval sur mois glissant en France.” Ces propositions sont issues
rouverte en 2021 et qui est appe lée à desservir un important quartier d’entreprises. De son côté, le canton de Neu châtel explique la démarche dans un communiqué : “À partir du changement d’horaire de décembre 2024, tous les trains C.F.F. et S.N.C.F. s’arrêteront à la nouvelle halte des Forges, à l’exception de deux T.E.R. du matin qui sont cependant hors flux pendulaires (départ de La
D epuis le 1 er novembre, les T.E.R. circulent à nouveau le long de la ligne des Horlogers, après 8 mois de coupure due aux importants travaux. Si la ligne a été renouvelée, moder nisée et sécurisée, le canton de Neuchâtel et l’agglomération urbaine du Doubs souhaitent maintenant développer l’offre transfrontalière. Notamment via l’ajout d’un T.E.R. le soir depuis La Chaux-de-Fonds vers Morteau et l’amélioration de la billettique. “La ligne des Hor logers a fait l’objet d’importants investissements de la part de la Région B.F.C. et de S.N.C.F. réseau, investissements que l’on salue et qui étaient indispensa bles, souligne Cédric Bôle, pré sident de la com’com du Val de Morteau et membre de l’A.U.D. Nous avons souhaité avec le can ton de Neuchâtel une valeur moins du covoiturage. Non sans mal comme l’explique Inès Maire-Amiot, chargée de mission transition énergétique et mobi lités au Parc naturel régional du Doubs Horloger. “Sur ce sujet, on se confronte à un écueil côté français. On a beaucoup de mal à convaincre les entreprises fran çaises de s’associer à nos travaux, elles ont l’impression que le tra vail sur le covoiturage va encore plus les dépouiller de leurs sala riés. Nous nous sommes donc reconcentrés sur les entreprises suisses, 70 d’entre elles sont impliquées dans un programme d’incitation au covoiturage” note la chargée de mission. Avec des résultats encoura geants, à l’image de cette entre prise basée au Noirmont, Oro luxe, qui emploie 50 % de travailleurs frontaliers français et “ou 40 % d’entre eux covoitu rent. Sur l’ensemble des entre prises impliquées dans ce travail, 36 % des frontaliers covoiturent désormais” se félicitent les par tenaires. À constater le remplissage des parkings de covoiturage à Mor teau par exemple, mais aussi plus loin du côté de Loray ou même au rond-point d’Étalans, le covoiturage progresse lente ment, le sujet semble commen cer à infuser. “Nous réalisons de temps en temps des comptages
ajoutée en travaillant sur une meilleure efficience et un déve loppement de l’offre.” Si cette proposition a été faite il y a un an à la Région, qui reste le seul décideur car c’est elle qui supportera les charges finan cières de cette liaison T.E.R. sup plémentaire, le canton de Neu châtel et l’A.U.D. profitent de la réouverture de la ligne des Horlogers pour appuyer à nou veau cette demande. “Le flux pendulaire est de plus en plus important et fondamental entre la Suisse et la France, on demande d’en développer les moyens avec une meilleure com plémentarité, une meilleure fia bilité de l’offre pour une meilleure fréquentation” , poursuit Cédric Bôle. Autre argument en faveur d’une augmentation des flux pendulaires sur la ligne des Hor logers : la halte ferroviaire des Forges à La Chaux-de-Fonds
d’une étude réalisée par un cabinet. Ce dernier a étudié la fréquentation et questionné les usa gers afin de dégager des préconisations, l’objectif étant de flui
Chaux-de-Fonds pour Morteau à 6 heures et à 7 heures). L’ajout d’un T.E.R. supplé mentaire au départ de La Chaux-de Fonds en fin de jour née devrait permettre
“Des améliorations d’offre seront annoncées début décembre.”
difier plus rapidement et de déployer l’offre pour développer la demande à des créneaux spé cifiques. L’objectif ultime étant, bien sûr, d’offrir aux frontaliers une alternative respectueuse de l’environnement pour leurs déplacements. Interrogée, la société S.N.C.F. Voyageurs confirme que “des améliorations d’offre seront annoncées début décembre.” n L.P.
d’offrir plus de flexibilité aux pendulaires et d’en attirer de nouveaux. Cet ajout durant la plage horaire allant de 18 heures à 19 heures est actuellement à l’étude. Ce train pourrait ainsi remplacer l’autocar qui circule actuellement à 18 h 44 entre les villes du Locle et de Morteau. Sa mise en service pourrait inter venir dès l’horizon 2026 le cas échéant. Parallèlement, l’amé lioration de la billettique est
Le canton de Neuchâtel et l’A.U.D. militent pour un troisième retour en T.E.R. le soir de La Chaux-de-Fonds à Morteau.
Déplacements Le covoiturage avance, lentement
Le Parc naturel régional du Doubs Horloger, en lien avec l’association Arcjurassien.ch, co-pilote un groupe de travail destiné à mesurer et à encourager le covoiturage.
D ans une étude datant de 2020, l’observatoire statistique transfron talier de l’Arc juras sien (O.S.T.A.J.) indiquait que “seulement 3 % des frontaliers de l’Arc jurassien se rendent sur leur lieu de travail en transports en commun.” Et seulement 1 frontalier sur 10 résidant à Mor teau utilise les transports en commun, malgré l’existence de la ligne dite des Horlogers. Une part infinitésimale qui n’est
guère plus élevée en matière de covoiturage, expliquant, en par tie, les files ininterrompues de voitures qui sillonnent les axes frontaliers, d’autant qu’en dix ans, le travail frontalier s’est fortement développé, avec près de 50 % de travailleurs supplé mentaires. Les autorités publiques conti nuent pourtant à déployer des efforts pour convaincre les fron taliers, du bien-fondé, si ce n’est des transports en commun, du
Les prix du Challenge du covoiturage 2024 ont été
remis le 7 novembre dernier.
en lien avec les entreprises du territoire. À destination du public frontalier, il existe des animations incitatives comme l’opération “Le covoiturage ? Et si j’essayais ?”, sorte de challenge avec des cadeaux à la clé. La dernière édition a eu lieu en ce mois de novembre. Autant d’ini tiatives destinées à accompagner progressivement les entreprises et leurs salariés au change ment. n J.-F.H.
poids des habitudes. “Il y a encore un vrai travail d’accom pagnement à faire pour inciter les plus réticents” reconnaît Inès Maire-Amiot.
aux différentes frontières dans le Haut-Doubs Globalement, on est aux alentours de 25 % de véhicules qui comportent au
moins deux personnes. Mais on voit quand même que ça a tendance à stag ner, il y a encore une grosse marge de progres sion.” Les freins au covoiturage
Alors pour encourager les changements d’habi tude, les autorités enga gent de nouvelles actions. Le P.N.R. tra vaille actuellement avec
La création d’un plan de mobilité simplifié.
les communautés de communes du Pays Horloger à la création d’un plan de mobilité simplifié
sont connus : la liberté indivi duelle, l’organisation du travail, les contraintes familiales, le
Les partenaires français et suisses ont également lancé l’opération “Le covoiturage ? Et si j’essayais ?” qui a mobilisé 1 200 covoitureurs de 70 entreprises.
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