Journal C'est à dire 236 - Octobre 2017

P L A T E A U D E M A Î C H E

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Charquemont retrouve La Liberté Charquemont Café emblématique à l’histoire bien ancrée dans la mémoire collective, La Liberté reprend vie avec aux commandes Frédérique Durand qui entend bien donner une nouvelle dynamique à un établissement qu’elle veut accueillant pour des publics diversifiés.

D éjà sa maman Marti- ne Parrenin était autrefois dans le com- merce à Maîche où la famille s’illustrait aussi dans la vie associative, au club de foot du R.C. Maîche à l’époque, où le papa Claudy était entraîneur. Avec un diplôme dans le tou-

jet de reprise de La Liberté lui tenait à cœur “pour redonner vie au cœur de ville.” Il suffit de pousser la porte de l’établissement pour comprendre que le projet va bien au-delà du simple bistrot que l’on a pu connaître par le passé. Tout est ici réfléchi pour créer une

la clientèle visée est autant cel- le des familles, que des jeunes ou des anciens, chacun trouvant une raison de se poser un moment. “Je propose tout ce qu’on trouve habituellement dans un bar mais aussi des vins et spi- ritueux de qualité à déguster. Les clients peuvent aussi comman- der des planches de charcuterie et fromage pour un apéritif par exemple” poursuit Frédérique Durand qui propose aussi chaque mois une soirée fruits de mer. “Les soirées à thèmes seront nom- breuses, la diffusion sur grand écran des événements sportifs et bien d’autres choses à venir.” A noter enfin que l’établissement est labellisé Étape Moto et qu’un gîte touristique est disponible à l’étage. n

risme, Frédérique a elle aussi choisi le contact avec la clientèle après avoir travaillé quelques années dans l’industrie en Suisse : “J’ai fait de la vente à domicile et

ambiance conviviale, “retrouver un état d’esprit cocooning avec une déco vintage” souligne la patronne des lieux qui a particulièrement soi- gné l’aménagement. Il y

Toutes les générations y trouvent leur place.

a bien sûr le bar et les tables mais aussi de petits coins salons avec fauteuils et tables basses. “Je veux en faire un lieu de ren- contres ou toutes les générations ont leur place.” La création d’une salle de jeux pour les enfants va d’ailleurs dans ce sens puisque

exercé sur le plateau en tant que conseillère en immobilier” confie- t-elle. Investie elle aussi à Char- quemont où elle habite aujour- d’hui, au club de gym dont elle est encore pour quelque temps présidente ou en tant que conseillère municipale, ce pro-

D.A.

Bonnétage

Cavalière, enseignante diplômée et accompagnatrice de tourisme équestre, Clara Rambaud vit auprès des chevaux depuis plus de 15 ans. Une passion dont elle a fait son métier en créant les Écuries des Cottards, un eldorado pour chevaux et cavaliers, débutants ou confirmés. Le cheval roi aux Écuries des Cottards

Frédérique Durand a particulièrement soigné la décoration de son établissement.

Maîche

Depuis douze ans, les passionnés de tarot se retrouvent chaque semaine pour le plaisir simplement ou pour certains avec l’envie de se perfectionner pour partici- per à des concours. Un jeu très populaire qui attire aussi quelques jeunes et, c’est bien normal, qui ne manque pas d’atouts. Le tarot, un jeu aux multiples atouts

D ans un premier temps, cavalière de loisirs, de randonnée équestre de compétition (trec) et d’endu- rance, elle s’est ensuite, grâce à son fidèle Jojo des Cottards, spécialisée dans le Concours Complet d’Équitation. Partis du plus bas niveau, leur parcours leur a permis de participer à des concours internationaux. En parallèle, Clara Rambaud a également concouru au niveau amateur en dressage et saut d’obstacles. “J’ai appris tant de valeurs, vécu tant d’expériences, acquis tant de compétences que j’ai souhaité partager tout cela en créant les écuries des Cot- tards” explique-t-elle. Une struc- ture chaleureuse installée à la sortie de Bonnétage en direc- tion de Besançon avec des équi- pements où tout est fait pour que chevaux et animaux se sen- tent bien. Un lieu qui permet à tous de s’adonner à leur pas- sion avec des principes bien éta-

blis : “J’insiste sur le respect du cheval et de son intégrité phy- sique, le respect du cavalier et de sa progression.” Pour elle, chaque cheval a son propre rythme de progression. Il est nécessaire de s’y adap- ter et de mener un travail réflé- chi pour qu'il évolue avec plai- sir dans les meilleures condi- tions. “Je propose un enseigne- ment avec l’idée que pour deve- nir bon cavalier et s’épanouir dans sa passion, il faut toucher à tout” , ce qui passe par la décou- verte du cheval et de son envi- ronnement, et la découverte de multiples disciplines avec ran- donnée, voltige, dressage, concours complet, saut d’obs- tacles, attelage, travail à pied… “Les Écuries des Cottards pro- posent une large gamme de pres- tations qui vont du stage décou- verte, y compris avec des poneys pour les plus petits, à des cours réguliers particuliers ou collec- tifs par petits groupes, pour tous

les niveaux et dans toutes les disciplines.” Les enfants peuvent ainsi s’im- merger dans le monde du che- val et le découvrir non seule- ment en le montant mais aus- si en s’occupant du pansage et des soins, sans oublier aussi une partie théorique. Parmi les autres services proposés aux Écuries des Cottards figure la pension avec des formules à la carte au choix des proprié- taires. “Le bien-être des chevaux que nous accueillons ici est au centre de nos préoc- cupations et passe par un net- toyage quotidien des boxes, la gestion des couvertures, une sor- tie quotidienne des chevaux au pré…” Débourrage, dressage, entraînement à la compétition ou encore balades, y compris nocturnes, ski joëring et sorties en calèche, Clara Rambaud affiche un large panel de pres- tations aussi étendu que son amour du cheval. n

P atron du restaurant du Gey à Maîche, Philip- pe Lab est le président et fondateur de ce club créé il y a douze ans avec l’en- vie de structurer la pratique de ce jeu qu’il a comme beaucoup découvert enfant et en famille : “J’ai ensuite beaucoup joué en étant à l’armée et depuis je n’ai plus arrêté” confie-t-il, avouant avoir déjà fait de très nombreux déplacements pour s’adonner à cette passion qui l’a conduite il y a quelques années à un titre de vice-champion de France en triplette au Puy-en-Velay. “Aujourd’hui, en plus de la soi- rée du club le mardi, on se retrouve aussi avec quelques copains le jeudi soir pour jouer !” confesse celui qui, à la tête d’un groupe d’une vingtaine d’adultes, a aussi créé une école de tarot qui fonctionne au sein du col- lège Saint-Joseph.

Chaque mardi soir, les membres du club se retrouvent salle Ducreux au Château du Désert.

proposées : la triplette où alter- nent attaque et défense et la quadrette où trois coéquipiers ne font que défendre tandis qu’un quatrième joueur passe de table en table. “Les gens vien-

de notre école de tarot.” Un grou- pe d’une vingtaine d’adolescents qui se retrouvent pendant la pause de midi au collège Saint- Joseph avec pour les encadrer Fabrice Grosjean : “Ils sont vrai- ment très intéressés par l’aspect amical et convivial du tarot et se prennent vite au jeu de la com- pétition” confie-t-il. “Et ça leur permet de travailler le calcul, la concentration, la mémoire, la stratégie…” Des vertus impor- tantes pour ces jeunes comme pour les seniors d’ailleurs, unis autour d’une tradition bien ancrée dans le Haut-Doubs en particulier et qui prouve une fois encore son caractère inter- générationnel. n

“On pratique essentiel- lement le duplicate, soit en individuel soit en équipes. C’est-à-dire que la donne n’est pas libre

nent avant tout au club pour le plaisir, parfois pour être un peu meilleurs dans les concours associatifs et

Pour toutes les générations.

Clara Rambaud vit aujourd’hui de sa passion qu’elle fait partager au sein des Écuries des Cottards.

et hasardeuse comme quand on joue pour passer le temps. Là, les jeux sont constitués et pas- sent de table en table, ce qui per- met d’avoir une comparaison possible entre les joueurs et une moins grande part laissée à la chance” explique le président. Deux autres modes de jeu sont

quelques-uns seulement pour faire des compétitions ensui- te.” Philippe Lab tient avant tout que ce rendez-vous heb- domadaire reste celui du res- pect de l’adversaire, du savoir- vivre et de la tolérance. “Ce sont des valeurs importantes tant entre adultes que pour les jeunes

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