Journal C'est à dire 204 - Novembre 2014

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P L A T E A U D E M A Î C H E

Accident François Guenot,

la mort au bout du rêve François Guenot avait 35 ans. Parti de Maîche il y a quatre ans, c’est en Alaska que sa vie s’est arrêtée accidentellement. Les éten- dues sauvages dont il rêvait depuis l’enfance l’auront finalement emporté. Mort comme un aventurier qu’il était.

D isparu depuis le mois de mai, l’aventurier origi- naire de Maîche que tout le monde espérait revoir réap- paraître, comme d’autres fois auparavant, ne reviendra plus. Alors qu’il était parti pour une nouvelle aventure en kayak sur les eaux glacées des lacs et rivières d’Alaska, son embar- cation et ses effets personnels, dans un sac étanche, avaient été découverts le 20 juin. Mais

les recherches qui s’en sont sui- vies pour retrouver le Maîchois n’ont rien donné. Le 8 septembre, c’est un béné- vole qui participait à un net- toyage des plages d’une île recu- lée d’Alaska. “Des restes humains” précisent les dépêches officielles reprises par la presse française et canadienne qui ont été formellement identifiés par l’Institut médico-légal comme étant ceux de François Guenot.

“Survivor” pour les uns, “le Fran- çais fou” pour les autres… Quand sa disparition a été connue en Alaska, la presse loca- le a forcément parlé de ce jeu- ne homme passionné, disparu en voulant vivre des moments extrêmes. Chacun de ceux qui l’avaient croisé parlant de lui et de ses rêves parfois jugés insou- ciants au vu du danger. Son pro- jet paraissait un peu fou aux autochtones. Il comptait en effet

rallier la péninsule du Kam- chatka en Russie via la mer de Béring. Pour les habitants de ce petit coin d’Alaska d’où François est parti pour son dernier voyage, il n’était pas qu’un aventurier

“acharné” mais aussi et surtout un ami qui avait su sympathi- ser avec eux, s’intégrer et gagner leur confiance. Un homme “de bonne compagnie” témoignent- ils. Tous là-bas connaissaient son histoire faite de périples à vélo

cette quête. Certains verront sans doute à cette histoire une saisissante ressemblance avec un film de Sean Penn “Into the wild”, autrement dit en com- munion avec la nature. François résumait lui-même ainsi sa phi- losophie : “Je préfère mourir dans l’océan qu’enchaîné à un bureau.” Des mots écrits dans son carnet de bord retrouvé et remis à sa famille venue à sa recherche, mais en vain. Des mots qui aujourd’hui son- nent comme une épitaphe empreinte d’une tragique luci- dité alors que son paradis blanc vient de l’arracher à la vie.

et en kayak pour par- courir le Canada et l’Alaska. “L’aventurier français François Gue- not est chanceux d’être encore en vie” , écrivait un

Son paradis blanc vient de l’arracher à la vie.

journal local qui lui avait consa- cré un portrait, impressionné par son histoire singulière. Les petits boulots, la débrouille et les rencontres lui avaient per- mis de continuer jour après jour, mois après mois, à poursuivre

Le Russey Une jardinerie s’installera Z.A.C. des Rondeys Après le magasin de prêt-à-porter “Elouan”, une enseigne de jardinerie s’implantera dans la zone artisanale et commerciale. Les élus veulent apporter un service sans faire de l’ombre aux deux fleuristes déjà présents.

P etit à petit, la zone com- merciale des Rondeys fait son nid. Située à la sortie du Russey en direction de Morteau, cette zone arti- sanale et commerciale créée en 2005 dopée par l’attractivité du Super U et du nouveau magasin de vête- ment “Elouan” accueillera à l’horizon 2016 une nouvel- le enseigne. “Il s’agit d’une jardinerie qui s’installera à proximité des Meubles Mougin” explique le maire du Russey Gilles Robert. Le terrain a été réservé mais les premiers coups de pioche n’interviendront pas avant 2015 et une ouverture prévue en 2016. Bref, il faudra encore un

peu patienter. L’édile, satisfait de cette nouvelle implantation, veut rassurer les deux fleu- ristes déjà présents sur le ter- ritoire, le premier en centre- ville et l’autre dans la galerie commerciale : “Pour cette jar- dinerie, il s’agit d’une offre com- plémentaire qui sera plutôt basée dans les espaces verts” dit-il. C’est une société, déjà basée à Pontarlier, qui a fait le choix du Russey. La zone, d’une superficie tota- le de 2,6 hectares, se remplit lentement mais sûrement. La Ville en a profité pour éditer une plaquette de publicité où elle vante les mérites de cet espace capable d’accueillir enco- re des sociétés.

François Guenot disait : “Je préfère mourir dans l’océan qu’enchaîné à un bureau.” (photo D.R.).

Ilreste delaplace.

Dernière installation dans la zone commerciale du Russey : le magasin de vêtements “Elouan” en septembre dernier. D’autres enseignes arrivent.

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